15ème Festival International d’Orgue de Monaco

15ème Festival International d’Orgue de Monaco

15ème Festival International d’Orgue de Monaco
23 août – 6 septembre 2020 – Cathédrale de Monaco
Entrée libre dans la limite des places disponibles

L’édition 2020 du Festival International d’Orgue de Monaco aura bien lieu ! Conférences, rencontres, concerts et ciné-concert, six rendez-vous sont au programme entre le 23 août et le 6 septembre à la Cathédrale de Monaco.

La programmation 2020, plus condensée en raison des circonstances exceptionnelles actuelles, sera néanmoins source de belles rencontres artistiques et musicales entre artistes et public.

Dimanche 23 août

16h : Conférence par Roland Galtier

« Etudier, construire, restaurer des orgues, le rôle du maître d’œuvre »

17h : Orgue et récitants

« Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran » d’Eric-Emmanuel Schmitt

  • Sophie-Véronique Cauchefer-Choplin : orgue
  • Pierre-Marie Escourrou : récitant
  • Pauline Choplin : récitante

Dimanche 30 août

16h : Rencontre avec les artistes

17h : Concert In Memoriam Rolande Falcinelli

  • Pascale Mélis, Yves Castagnet et Philippe Brandeis : orgue
  • Elise Battais : flûte

Dimanche 6 septembre

16h : Conférence Claude Passet

« L’orgue à Monaco, XVIe – XXIe siècles »

17h : Ciné-Concert Metropolis Fritz Lang, 1927

  • Jean-Baptiste Dupont : improvisation à l’orgue

En savoir plus

Dimanche 23 août – 16h

Conférence Roland Galtier : « Etudier, construire, restaurer des orgues, le rôle du maître d’œuvre »

Construire ou restaurer un orgue, c’est une aventure qui peut prendre plusieurs années, qui mobilise des crédits importants, et qui ne peut pas se permettre d’être ratée. Avant de commencer les travaux proprement dits, des études sont nécessaires : études historiques, expertises, études de faisabilité, d’implantation, etc. qui aboutiront à l’établissement d’un projet qui se doit d’être consensuel.

Le projet une fois établi, il faut encore franchir des étapes administratives, dans un univers de plus en plus réglementé. Et enfin, le facteur d’orgues arrive ! Le maître d’œuvre (technicien-conseil en France, lorsqu’il s’agit d’orgues protégés au titre des Monuments Historiques), assure les phases d’études, accompagne les porteurs de projet pour les phases administratives, ainsi que le facteur d’orgues pendant l’exécution des travaux. La conférence se propose de décrire ces différentes missions et sera illustrée par quelques exemples de belles réalisations.

Roland Galtier

Roland Galtier a étudié l’organologie au musée du Conservatoire de Paris, la musicologie à l’Université Paris-IV-Sorbonne (Doctorat d’Etat sur La facture d’orgues en France de 1800 à 1870), l’orgue au Conservatoire de Perpignan. Il est en outre lauréat de la faculté de droit de Montpellier. Il est organiste titulaire de l’orgue Cavaillé-Coll de Ste-Perpétue à Nîmes.

Depuis plus de 20 ans, il exerce en qualité de technicien-conseil pour les orgues historiques, agréé par le Ministère de la Culture et, à ce titre, a dirigé plus de 250 restaurations d’orgues (parmi lesquelles les cathédrales d’Angoulême, Angers, Carcassonne, La Rochelle, Le Mans, Montpellier, Nîmes, Soissons, les églises de Royan, Notre-Dame-de-Nantilly à Saumur, NotreDame-du-Saint-Cordon à Valenciennes ou encore Nielles-les-Ardres).

Il a également exercé la maîtrise d’œuvre pour la construction de quelques orgues neufs (Vanves, Daniel Kern, Saint-Sauveur à la Rochelle, Ets Muhleisen, Châteauneuf-du-Pape, Pierre Saby). Il a publié de nombreux ouvrages et articles sur l’orgue et sa facture.

Dimanche 23 août – 17h

Orgue et récitants : « Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran » d’Eric-Emmanuel Schmitt

  • Sophie-Véronique Cauchefer-Choplin : orgue
  • Pierre-Marie Escourrou : récitant
  • Pauline Choplin, récitante

« Monsieur Ibrahim et les fleurs du coran » D’après le roman d’Eric-Emmanuel Schmitt (2001). Dans les années soixante, rue Bleue, Moïse, onze ans, mal aimé, supporte comme il le peut de vivre seul avec son père. Monsieur Ibrahim, le vieux sage, tient l’épicerie arabe et contemple le monde de son tabouret. Un jour, le regard de Monsieur Ibrahim rencontre celui de Momo et, de conversation en conversation, la vie devient plus souriante et les choses ordinaires, extraordinaires.

Sophie-Véronique Cauchefer-Choplin :

Sophie-Véronique Cauchefer-Choplin est issue d’une famille de musiciens qui lui enseigne le piano dès son plus jeune âge. Après des études musicales (piano, orgue et harmonie) à l’Ecole Nationale de Musique du Mans couronnées par le prix du Ministère de la Culture en 1980, elle entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Rolande Falcinelli où elle obtient un Premier Prix d’orgue et un Premier Prix d’improvisation ainsi que les prix d’harmonie, de fugue et de contrepoint (classes de Jean Lemaire, Michel Merlet et Jean-Claude Henry).

Titulaire du Grand-Orgue de Saint Jean-Baptiste de la Salle à Paris entre 1983 et 2013, elle est titulaire adjointe du Grand-Orgue de Saint Sulpice à Paris avec Daniel Roth depuis 1985. En 1990, elle se perfectionne avec Loïc Mallié et reçoit le second prix d’improvisation (elle est l’unique femme lauréate …) du Concours International d’Orgue de Chartres. Sophie-Véronique Cauchefer-Choplin poursuit une brillante carrière de concertiste (en soliste, avec instrument et avec orchestre) dans le monde entier : elle a parcouru plus d’une trentaine de pays.

Considérée par ses pairs comme l’une des meilleures improvisatrices de sa génération, elle se produit également dans le cadre de concerts « orgue et récitant » notamment avec Pierre Arditi, Pauline Choplin, Pierre-Marie Escourrou, Didier Flamand, Brigitte Fossey, François-Eric Gendron, Michael Lonsdale, Marcel Maréchal et Guillaume Marquet.

En 2019, elle s’est également produite avec des comédiens étrangers en Allemagne et en Finlande. Sa sensibilité à l’improvisation l’amène à donner des Master-Class tant en France qu’à l’étranger tel que pour l’AGO National Convention de 2006 et 2012 ainsi qu’à animer des académies (Londres, Biarritz, Kevlar, Stockholm, USA, etc.). Elle est également régulièrement sollicitée dans les jurys de concours nationaux et internationaux (AGO Chicago 2006, Concours international Chartres 2008, Concours Karl Nielsen Odense 2011, AGO Nashville 2012, Longwood Gardens 2013, Miami 2014, Québec 2014, Dublin 2014, Chartres 2016, Odense 2017, Saint Albans 2017, Schwäbisch Gmünd 2019, etc.)

Elle a été nommée Professeur d’orgue en interprétation et improvisation au Royal College of Music de Londres en 2008. Elle a également été professeur invitée à la Yale University – New Haven USA (Nov 2010). Elle s’est produite en septembre 2017 dans le cadre du cycle de concerts de l’église Saint-Sulpice où elle a improvisé, pour la première fois en ce lieu, sur un film muet (La passion de Jeanne d’Arc de C.Th. Dreyer). Depuis, elle renouvelle régulièrement cette expérience en France et à l’étranger : en particulier, elle a été invitée dans le cadre de la Fête du Cinéma (Paris – 2019) à improviser sur « Le dernier des hommes » de Murnau ainsi que pour un ciné-concert dans le cadre des AGO 2020 (Atlanta).

Ses enregistrements, qui comprennent des œuvres depuis Bach jusqu’aux compositeurs contemporains et des improvisations, ont reçu les louanges de la presse spécialisée. Son dernier enregistrement (Mendelssohn, Bédard) a été récompensé de 5 diapasons (Diapason, juin 2008).

Pauline Choplin :

Pauline CHOPLIN est née dans une famille d’artistes, ce qui l’amène très jeune à entrer au conservatoire : elle y obtiendra un D.E.M de piano, formation musicale et musique de chambre en 2010. Parallèlement, elle suit les cours de musicologie à La Sorbonne dont elle obtient, la même année, la licence de musicologie.

Également attirée par la scène, elle est reçue au cours Florent en 2009 et achève ses trois années de formation en 2012 : elle a travaillé notamment avec David Garel, Marc Voisin, Blandine Lenoir, Jean-Pierre Garnier, Suzanne Marrot, etc. Depuis 2011, elle se produit régulièrement lors de lecture avec improvisation à l’orgue, seule ou avec Michael Lonsdale, Brigitte Fossey, Guillaume Marquet, Pierre-Marie Escourrou, Didier Flamand…

En 2013, elle est apparue à la télévision dans deux épisodes de l’émission « Suspect n°1 ». Coté théâtre, elle a tenu en 2012 le rôle principal dans la pièce « Le Jardin aux Epines » d’Alexandra Desbiolles au théâtre Le Proscenium. Elle a aussi tenu le rôle de La Fiancée durant l’année 2014 et 2015 dans « Noces de Sang » de Frederico Garcia Lorca au théâtre de Ménilmontant, mis en scène par Rubia Matignon. En 2015, elle tient le rôle d’une mariée dans l’opéra « Le Cid » de Jules Massenet au Palais Garnier, mis en scène par Charles Roubaud.

Fin 2015, elle porte le rôle de Joséphine dans la pièce de François Borand : « Sur les Genoux de Papa » au théâtre de Ménilmontant, mis en scène par Rubia Matignon, rôle qu’elle a repris en Mars 2017. En 2016, elle tient le rôle d’Anna dans « La Dame au Petit Chien » et d’Elena dans « L’Ours », deux pièces de Tchekhov, à L’Atelier à Spectacle de Vernouillet, mis en scène par PierreMarie Escourrou.

En 2016, elle tient le rôle de Gaëtane dans la pièce d’Axel Sénéquier, « Comme un Lundi » : la pièce a été donnée à Paris jusqu’à mars 2017 au théâtre Le Passage Vers Les Étoiles, dans une mise en scène de David Garel. Cette pièce a été reprise pour un mois au festival d’Avignon Off en juillet 2017 et à nouveau, pour la même durée, au festival de juillet 2018. La pièce poursuit également son tour de France en 2018 sur Conflans Saint Honorine, Vichy, Marseille, etc.

Tout en donnant différentes lectures (Carvin, Clamecy, Lyon, etc.), elle a été sélectionnée pour faire partie de la distribution de Peau d’âne, spectacle musical qui s’est déroulé d’octobre 2018 à février 2019 à Paris, au théâtre Marigny. Elle y était également la doublure de la narratrice et de la Rose, rôles tenus par Claire Chazal.

Pierre-Marie Escourrou :

Ancien élève du conservatoire national supérieur d’art dramatique de Paris aux cotés de Muriel Robin, Didier Bourdon, Robin Renucci, il se produit sur de nombreuses scènes parisiennes, nationales et internationales. Il tourne dans de nombreux films et téléfilms et se consacre maintenant à la direction de sa compagnie théâtrale, la Compagnie de l’Ange, jouant et mettant en scène de nombreux auteurs, et à l’enseignement de son art. Son goût éclectique croise celui de Sophie-Véronique et Pauline Choplin en unissant leur travail au service de la lecture de textes accompagné par des improvisations à l’orgue.

Dimanche 30 août

In Memoriam Rolande Falcinelli
16h : Rencontre avec les artistes
17h : Concert

  • Pascale Mélis, Yves Castagnet et Philippe Brandéis : orgue
  • Elise Battais : flûte

Compositrice inspirée, soliste internationale, brillante pédagogue, Rolande Falcinelli fut pour le moins une artiste singulière. Et c’est une joyeuse bande de comparses qui l’ont tous côtoyée et bien connue, disciples ou partenaire de jeu, qui se réunissent ici pour commémorer le centième anniversaire de sa naissance.

Au programme, quelques-unes de ses œuvres emblématiques, dont l’une, dédiée à trois des interprètes du concert, traduit un portrait musical de chacun d’eux. Si l’on veut se laisser surprendre par un langage hors des sentiers battus qui ne ressemble à aucun autre, si l’on veut découvrir un traitement de l’orgue inattendu, si l’on veut entendre un mariage original de la flûte traversière et de l’orgue, alors ce concert est pour vous !

Yves Castagnet :

Né en 1964 à Paris, Yves Castagnet aborde la musique dès sa petite enfance par le piano, avant de découvrir l’orgue quelques années plus tard. Il fera ensuite ses études musicales au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris, récompensées par plusieurs premiers prix, dont un premier prix d’orgue en 1985.

En 1988, il remporte le grand prix d’interprétation au concours international d’orgue de Chartres, ce qui lui vaut de commencer une carrière internationale de soliste. C’est aussi en 1988 qu’il est nommé titulaire de l’orgue de chœur de la cathédrale NotreDame de Paris où il accompagne quotidiennement les offices chantés par la Maîtrise de la cathédrale. Depuis l’incendie du 15 avril dernier, il continue d’accompagner les liturgies quotidiennes de la cathédrale maintenant déployées en l’église Saint Germain l’Auxerrois.

À la fois récitaliste et continuiste, Yves Castagnet est très attaché à l’accompagnement des chanteurs. Il enseigne l’interprétation aux chanteurs du chœur d’adultes de la Maîtrise de Notre-Dame de Paris dont il accompagne régulièrement les productions, en concert comme en liturgie. Plusieurs de ses enregistrements ont obtenu les plus hautes récompenses de la presse musicale.

Philippe Brandeis :

Après des études classiques au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris récompensées par cinq prix dont le premier prix d’orgue, Philippe Brandeis est nommé sur concours en 1994 titulaire du grand-orgue Cavaillé-Coll du Sacré-Cœur de Montmartre à Paris puis quelques années plus tard, toujours sur concours, titulaire du grand-orgue de la cathédrale Saint-Louis des Invalides à Paris.

Il est également directeur des études musicales et de la recherche au Conservatoire national supérieur de musique et de danse de Paris et professeur d’orgue au Conservatoire à rayonnement régional de Cergy-Pontoise.

Parallèlement, Philippe Brandeis mène une intense activité de concertiste et se produit aussi bien en France qu’à l’étranger, notamment en Angleterre, Allemagne, Autriche, Chine, Hollande, Italie, Lettonie, Luxembourg, République tchèque, Suisse, Russie… Il fut notamment invité par l’Orchestre de Paris à tenir la partie d’orgue du Requiem de Fauré lors de l’inauguration de la grande salle de la Philharmonie de Paris réalisée par l’architecte Jean Nouvel.

Philippe Brandeis a enregistré plusieurs disques, en particulier au grand orgue des Invalides à Paris et sur l’orgue du Grand-Bornand (Haute-Savoie), dont une sélection internationale d’œuvres pour orgue écrites pendant la Grande Guerre parue dans le cadre des commémorations du centenaire du conflit 1914-1918 ; chacun de ces CDs a été favorablement salué par la presse spécialisée en Europe et outre-Atlantique.

Elise Battais :

Premier prix de flûte traversière du Conservatoire Royal de Bruxelles, médaille d’or du Conservatoire à rayonnement régional de Douai, premier prix d’excellence (avec mention spéciale du jury) du Conservatoire à rayonnement départemental de Créteil, Elise Battais mène aujourd’hui une double activité d’instrumentiste et de pédagogue.

Elle donne de nombreux concerts aussi bien en France qu’à l’étranger (Allemagne, Ecosse, Turquie, Grèce, Canada…) accompagnée tantôt par le piano, la guitare, la harpe, l’orgue, l’orchestre ou intégrée dans un ensemble de flûtes.

Son répertoire éclectique ne néglige aucun aspect de l’instrument et laisse une large place à la musique contemporaine. Elle a enregistré pour BNL la partie de flûte solo de l’oratorio « les Complies » de Joachim Havard de la Montagne sous la direction du compositeur, enregistrement qui obtint le grand prix du disque, et pour le label Hortus un disque d’œuvres pour flûte seule et flûte et orgue de Rolande Falcinelli.

Elle est aussi soliste sur flûte traditionnelle en bambou de l’ensemble de musique du Vietnam Phuong Ca avec lequel elle se produit dans divers festivals de musiques du monde, en France et à l’étranger (Norvège, Pologne…).

Après une première initiative de concert Musique et poésie, Elise Battais a conçu et réalisé un programme musical et poétique intitulé « accords et décors » autour des différents courants esthétiques du début du XXe siècle (Symbolisme, Dadaïsme et surréalisme). Elise Battais est professeur au Conservatoire d’Antony.

Pascale Mélis :

Organiste, née en 1962, Pascale Mélis commence l’étude du piano à l’âge de six ans et découvre l’orgue à onze. Co-titulaire dès 1974 de l’orgue Cavaillé-Coll de l’église Saint Charles à Marseille, elle entre en 1975 au Conservatoire National de Région de cette ville dans la classe de Marie Louise Jaquet-Langlais. En 1979 une médaille d’or lui est décernée et elle remporte cette même année le Prix Bach et le deuxième prix au Concours International d’Orgue de Wiesbaden en Allemagne.

Poursuivant ses études à Paris avec Jean Langlais, elle entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans les classes d’orgue, d’harmonie, de contrepoint et de fugue, y bénéficiant de l’enseignement de professeurs tels que Rolande Falcinelli, Roger Boutry, Jean-Claude Henry et Michel Merlet. Parallèlement elle suit des master classes avec Marie-Claire Alain, Lionel Rogg et Guy Bovet.

Elle obtient son premier poste de professeur d’orgue en 1988 au Conservatoire National de Région de Nantes, puis enseigne à partir de 2003 aux conservatoires de Courbevoie et de Saint Cloud en Ile de France.
Finaliste de plusieurs concours internationaux prestigieux (Chartres, Odense au Danemark, Wiesbaden en Allemagne), Pascale Mélis se produit en France, en Europe et outreAtlantique.

Elle est organiste à Saint-Cloud depuis 1982, tribune illustrée par Charles Gounod, Henri Busser et Gaston Litaize. A son initiative et avec l’aide de l’association des Amis du Grand Orgue de Saint-Cloud, le Cavaillé Coll de cette église qui avait subi de nombreuses tentatives de transformation a été totalement reconstruit et agrandi par Pascal Quoirin.

Le nouvel instrument d’une cinquantaine de jeux, inauguré en 2006 permet d’aborder le très large répertoire de Pascale Mélis qui s’étend de la période médiévale à la période contemporaine. Elle y enregistre en première mondiale le Requiem de Gounod avec l’Orchestre Bernard Thomas et la Maîtrise des Hauts de Seine – Chœur d’Enfants de l’Opéra National de Paris et le Requiem de Saint-Saëns avec le Madrigal de Paris.

Son intégrale haute en couleurs des quatre Suites de Noëls de C.B. Balbastre sur l’orgue historique de la Basilique St Nazaire-St Celse de Carcassonne est remarquée par la presse musicale et lui vaut d’être récompensée par cinq Diapasons.
Ses enregistrements sur you tube du Fandango de Padre Soler, en compagnie d’Emmanuel Plard aux percussions, et du concerto pour quatre claviers de Bach-Vivaldi ont rencontré un vif succès, avec actuellement 600899 vues pour ce dernier.

Dimanche 6 septembre – 16h

Conférence Claude Passet : « L’orgue à Monaco, XVIe – XXIe siècle »

L’orgue, comme instrument de la liturgie, n’est documenté à Monaco qu’à partir du règne d’Honoré II, prince « par la grâce de Dieu », qui fit appel au facteur d’orgues Gio Oltrachino, lequel exerçait son art en Ligurie. Il lui commanda trois instruments dont seul subsiste le buffet de l’orgue de l’ancienne église Saint-Nicolas, daté de 1639, aujourd’hui à Saint-Charles. Le grand orgue Oltrachino joua jusque vers les années 1850.

Puis, grâce au prince Charles III (1856-1889), de nouveaux instruments résonnèrent sous les voûtes des églises. Depuis lors, les princes et notamment LL.AA.SS. les princes Rainier III et Albert II, ont veillé à l’entretien de ces orgues et passé de nouvelles commandes d’instruments neufs, sortis de manufactures renommées : Mader, Joseph Merklin, CavailléColl Mutin, Charles Michel-Merklin, et plus récemment Tamburini, Boisseau, Thomas, Francesco Zanin, Brondino Vegezzi-Bossi, etc.

Depuis 1639, près de quarante instruments ont été installés à Monaco, tant dans les édifices des cultes catholique, anglican et réformé, qu’à l’Académie de Musique et la salle Garnier, de même chez des particuliers.

Actuellement quatorze orgues sont en service en principauté. Leur facture classique, baroque, romantique, symphonique, permet d’interpréter le vaste répertoire de musique pour orgue, de Buxtehude et Bach à Messiaen.

Des concerts, par des organistes de renom, sont donnés régulièrement sur ces instruments, notamment en été, lors du Festival International d’orgue organisé par la Direction des Affaires Culturelles, à la cathédrale sur l’orgue Thomas d’esthétique très contemporaine (2011), et en automne-hiver, par l’association In Tempore Organi, sur le Francesco Zanin de Sainte Dévote (2013). Bientôt résonnera aussi le Brondino Vegezzi-Bossi du Sacré-Coeur (2020).

Claude Passet

Claude Passet est né à Monaco en 1946. Après ses Humanités, études supérieures à Paris puis à Rome (Université et Pontificia Universitas Lateranensis), laurea magistrale, suivie en 1977 de sa thèse en sciences religieuses, études complétées par une spécialisation en paléographie et archéologie. L’auteur monégasque est membre du Comité des Annales Monégasques, revue des Archives du Palais Princier de Monaco, depuis leur création en 1977.

Il a collaboré et collabore à des programmes de sensibilisation au patrimoine, à des projets culturels nationaux et transfrontaliers auprès d’universités (La Sorbonne Paris I, Lille, Louvain, Montpellier), d’Instituts scientifiques, d’organisations gouvernementales (Istituto Italiano dei Castelli à Rome, Conseil de la Coopération Culturelle Européenne, Conseil de l’Europe, Centre d’Histoire de la Sécurité Sociale, Direction des Affaires Culturelles de Monaco, Académie internationale des Langues Dialectales à Monaco). Missions en qualité de consultant pour divers organismes.

L’auteur participe aussi activement dans le domaine culturel par des conférences ou au sein d’associations culturelles dont il est président ou administrateur. Grand amateur de musique et d’orgue, Claude Passet, comme historien, est co-auteur avec Silvano Rodi, organiste et spécialiste de la manufacture d’orgues historiques, d’un ouvrage technique sur les orgues et organistes de Monaco, du XVIIème siècle à nos jours (ouvrage à paraître en 2020). Claude Passet est Chevalier de l’Ordre de Saint-Charles, chevalier de l’Ordre de Grimaldi et officier de l’Ordre du Mérite Culturel.

Dimanche 6 septembre – 17h

Ciné-concert : Metropolis – Fritz Lang, 1927

  • Jean-Baptiste Dupont, improvisation à l’orgue

Metropolis, film de Fritz Lang, 1927 (Version restaurée 2010) Film de science-fiction de Fritz Lang, avec Brigitte Helm (Maria et le robot), Alfred Abel (Joh Fredersen), Gustav Fröhlich (Freder), Rudolf Klein-Rogge (Rotwang). Scénario : Thea von Harbou Photographie : Karl Freund, Gunther Rittau Décor : Otto Hunte, Karl Vollbecht, Erich Kettelhut Musique : K. Eifers, Gottfried Huppertz (version 1984 : Giorgio Moroder)

Metropolis est une mégalopole futuriste, organisée selon un système de castes. Les ouvriers travaillent dans la ville basse, manipulant des machines nuit et jour, dans le seul but d’assurer le bonheur de la ville haute. Un savant fou met au point un androïde à l’apparence féminine, qui exhortera les ouvriers à se rebeller contre le maître de la cité. Lutte des classes et métaphysique sont au rendez-vous d’un chef-d’œuvre absolu.

Jean-Baptiste Dupont

Depuis le début de sa carrière internationale de concertiste, Jean-Baptiste Dupont a donné quelques 500 récitals dans plusieurs pays d’Europe, aux USA et en Russie, dans des lieux prestigieux et festivals, interprète d’un large répertoire allant de la Renaissance à notre époque, mais il est aussi considéré comme l’un des improvisateurs les plus doués de sa génération. Il a enregistré une quinzaine de disques consacrés à l’intégrale de l’œuvre d’orgue de Max Reger (en cours), à l’improvisation et à Widor pour les éditions Hortus et le label Audite.

Il étudie successivement à l’Institut de Musique Sacrée, au conservatoire puis dans le Centre d’études supérieures de musique de Toulouse. Il a été finaliste dans un nombre important de concours internationaux tant en improvisation qu’en interprétation, notamment: Ier prix du concours international d’improvisation de St. Albans (Angleterre, juillet 2009), 3e prix du concours international d’interprétation de Toulouse (octobre 2008), concours international d’interprétation de Kaliningrad, Russie, en 2009 (2ème prix, prix du public, prix du gouverneur…).

Il est, en outre, lauréat du prix François Vidal (ville de Toulouse) et des prix des fondations Glinka et De Boni Arte (Moscou). Il a été nommé sur concours titulaire des grandes orgues de la cathédrale de Bordeaux en 2012. Il cofonde l’association Cathedra en 2014 et en assure la direction artistique jusqu’en 2018.