Fidelio relève de la «Befreiungsoper », ou opéra de sauvetage, genre dramatique dans lequel un protagoniste est arraché à un péril extrême, souvent d’ordre politique. Héritier de l’opéra-comique français, il associe numéros musicaux et dialogues parlés. Cette œuvre trouve son origine dans Léonore, ou l’Amour conjugal (1798) de Pierre Gaveaux, sur un livret de Jean-Nicolas Bouilly.
L’intrigue met en scène la courageuse Léonore qui, déguisée en jeune homme sous le nom de Fidelio, se fait engager dans une prison pour délivrer son époux Florestan, injustement détenu par un gouverneur corrompu.
La genèse de l’ouvrage illustre une constante chez Beethoven : chaque œuvre naît d’un patient et exigeant combat créateur. Dans Fidelio, la musique et la forme se transforment progressivement : d’un Singspiel encore léger émerge une architecture plus vaste et plus grave, à mesure que le drame gagne en profondeur.
Direction musicale | Adam Fischer
Chef de chœur | Stefano Visconti
Don Fernando | Simonas Stradzdas
Don Pizarro | Sir Bryn Terfel
Florestan | Michael Spyres
Leonore | Jennifer Holloway
Rocco | Franz Josef Selig
Marzelline | Florina Ilie
Jaquino | Daniel Jenz
Chœur de la Wiener Staatsoper
Chœur de l’Opéra de Monte-Carlo
Orchestre de la Wiener Staatsoper